Orgie livide

Orgie livide

Dans une forêt de nulle part, à la veille de la Révolution, les fêtes galantes se font messe noire.

la Liberté du titre est avant tout celle d'un cinéaste dans le plus simple appareil : matériel et équipe resserrés, prédilection pour les décors naturels, goût pour le laisser-tourner numérique et l'improvisation qu'il permet, quitte à ensuite tailler à la hache. Ce qui n'a pas empêché le Catalan Albert Serra de se mesurer aux figures de don Quichotte, des Rois mages, de Casanova, Dracula, ou Louis XIV. Pour le reste, surtout pas de reconstitutions historiques ou de variations romanesques : une fois que le cinéaste a mis la main sur un totem qui lui sied, il s'ingénie à le dénuder plutôt qu'à le surcharger. La plupart du temps, on ne le nomme même pas, on le devine par de vagues bribes contextuelles, on flotte dans son aura, entre messes basses, cérémonies occultes, et danses morbides, solaires ou burlesques.

Dans Liberté, il s'agit moins d'une figure précise que d'une mouvance ou d'un entre-deux : les libertins français à la veille de la Révolutio ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard