Ordinary people

Ordinary people

On l'avoue, on a douté : deux couples à Londres, les enfants, la perte du désir, la quarantaine et ses désillusions... nos petits arrangements avec le réel ne recèlent en principe que de fades surprises. Mais Diana Evans est une enchanteresse, et sa prose lumineuse s'insinuepartout : dans les rues, le tréfonds des consciences, au coeur du mal. On se ment, on se cherche et on se hante, en ce grand roman apocalyptique qui, par endroits, rappelle le Lunar Park de Bret Easton Ellis. Des rêves se dissolvent, des amitiés se brisent, et la ville part en flammes, les antiques statues s'écroulent. « Elle ne savait pas où elle était partie, ni comment se retrouver », dit l'auteur de l'une de ses héroïnes. Et l'on se perd à sa suite, sidéré par les violences convulsives de l'amour et ses grandeurs absurdes.

 

À lire : Ordinary peopleDiana Evans, traduit de l'anglais par Karine Guerre, éd. Globe, 384 p., 22 E.

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