Ode au latin-grec

Ode au latin-grec

Pourquoi conserver le Colisée si c'est pour abandonner l'enseignementdes langues anciennes ?

Le grec et le latin ? De purs marqueurs de prestige social, rendus caduques par une lecture décentrée et décolonisée de l'histoire et de notre propre culture. C'est ainsi que les attaques « progressistes » contre les langues anciennes les réduisent à n'être que des outils d'exclusion et de conservatisme. Pour y répondre, le philologue Maurizio Bettini développe la notion de « mémoire culturelle ». Son plaidoyer est d'abord un appel à la cohérence : protéger les monuments ne vaut que si l'on maintient vivante la mémoire qu'ils impliquent. Il appelle aussi à une révolution pédagogique, car l'entretien de cette mémoire suppose un enseignement capable de s'émanciper de la sacro-sainte grammaire, de réunir les textes et la langue autour de pratiques diversifiées (théâtre...) et de concevoir la culture ancienne non seulement dans ses textes mais comme un ensemble de pratiques, de problèmes, de représentations.

En un sens, le livre de Maurizio Bettini pourrait se lire comme une ré ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon