Où le vent mène

Où le vent mène

Deux carnets inédits conservés par l'écrivaine depuis les années 1970 paraissent aujourd'hui en français.

Imaginons les oeuvres complètes d'un écrivain comme un puzzle, chaque livre formant la nouvelle pièce d'un panorama à compléter ou alors d'un portrait - en l'occurrence, peut-être les deux. Un pas en arrière, et c'est une image des États-Unis des années 1960 et 1970 qui nous apparaît, puis, en surimpression, celle d'une femme à l'élégance devenue légendaire. La Californienne Joan Didion, née en 1934 à Sacramento, 83 ans aujourd'hui, a mis son pays en articles, essais, romans, et l'a fait partout en parlant d'elle, de ses impressions, de ses angoisses, dans une langue dépouillée d'apprêts, où la beauté n'est pas une fin mais le résultat d'une expérience extrême de lucidité. Lire Joan Didion, c'est s'entendre dire la vérité en plein soleil. Au doux crépuscule du Bleu de la nuit s'oppose ici la « luminescence morbide » de La Nouvelle-Orléans, son air « lourd de sexe et de mort, pas la mort violente, mais la mort par déchéance, surmaturation, pourrissement, la mort par noyade, ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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