Nul pire fardeau qu'un écrivain manqué

Nul pire fardeau qu'un écrivain manqué

premier roman, vraiment ? On doit se pincer pour y croire, tant ce texte âpre et somptueux, tout imprégné de tristesse languide, en remontre aux maîtres du Southern gothic - Tennessee Williams et consorts. Les Jours de silence sont, avant tout, l'histoire d'un père : Henry Larvatis Aster, homme aux talents exceptionnels, féru de littérature et déterminé à devenir un « auteur [...] adulé de tous » pour, « un jour, s'élever jusqu'au rang de Wolfe, Faulkner, Fitzgerald ». « J'ignore s'il entreprit jamais d'écrire le "grand roman américain" [raconte son fils dans les premières pages], si tant est qu'on sache ce que c'est, mais il sentait en lui-même une splendeur, prête à émerger. »

Natif d'Old Buckram, bourgade rétrograde « nichée très haut au coeur des Appalaches », « aux rues et aux trottoirs [...] rarement empruntés », le jeune Henry s'est convaincu qu'il transcenderait un jour « le sort que lui [a] alloué la vie pour s'élever au-dessus de son rang ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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