N'oublie pas l'infini Soulier

N'oublie pas l'infini Soulier

Bouclée en 1985, la folle adaptation du Soulier de satin par Manoel de Oliveira est enfin éditée en DVD.

Une foire cosmique : censé rapporter, dans un âge d'or espagnol fantasmé, les amours impossibles de Prouhèze et de Rodrigue, Le Soulier de satin de Paul Claudel s'ébat dans toutes les directions, à coups d'ellipses démentes. On passe du désert marocain à la jungle des conquistadors, d'une église pragoise à un navire au large du Japon, un kit de personnages éphémères étant le plus souvent fourni avec chaque scène. Autour des amants désunis tourbillonnent prophéties, considérations géopolitiques, digressions et bouffonneries. Un ange apparaît, le roi d'Espagne consulte, un valet chinois s'affole, une servante noire danse nue dans la nuit.

Six heures et demie

Paul Claudel publie la pièce en 1929 : Manoel de Oliveira a déjà 21 ans, se distrait encore en participant à des rallyes automobiles à Porto, mais s'apprête à réaliser son premier film, encore muet. Claudel devra attendre quatorze ans pour voir Le Soulier de satin mis en scène en ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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