'' Notre société a ressemblé à celle que décrivait Rabelais ''

'' Notre société a ressemblé à celle que décrivait Rabelais ''

En 2009, Mo Yan s'entretenait avec nous des rapports entre Chine et Occident, de la censure ou de ses goûts en matière d'écrivains français : « Je lis et relis Madame Bovary. »

À l'occasion de la traduction en français de La Dure Loi du karma (éd. du Seuil), Mo Yan accorde un entretien au Magazine Littéraire. L'écrivain chinois évoque la censure dans son pays, les traditions populaires, ses influences, mais aussi Rabelais et son intérêt pour la littérature française.

Quelle est l'attitude de la censure officielle envers vos ouvrages ?

MoYan. Mes romans ont dès le début suscité deux sortes de réactions. Certains, se plaçant sous l'angle artistique, pensaient que je faisais oeuvre novatrice, que je représentais une tendance qui a vu le jour dans la littérature depuis les années 1980. Je considère moi aussi que mon oeuvre est une partie assez honorable de ce qui s'est fait pendant cette période. Les critiques ont atteint leur paroxysme en 1996 quand le manuscrit de mon livre Beaux seins, belles fesses a été interdit. En 2004, il est sorti en cachette. Ceux qui l'ont publié ont certes ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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