Notre sale roman

Notre sale roman

Pour le romancier américain Jonathan Safran Foer, l'apathie qu'inspirent les rapports successifs sur le réchauffement climatique n'a rien de surprenant : cette catastrophe fait tout simplement une très mauvaise histoire. Dans l'essai L'avenir de la planète commence dans notre assiette, à paraître en français le 17 octobre, il écrit : « La crise planétaire - abstraite et complexe comme elle est, lente à se manifester comme elle est, et en manque de porte-paroles iconiques et de moments représentatifs - semble impossible à décrire d'une manière qui soit à la fois fidèle à la vérité et captivante. » L'écrivain tente d'y remédier en procédant par associations, cherchant des parallèles avec la crise actuelle dans des évènements historiques certains de provoquer une émotion viscérale - de la décision de sa grand-mère de quitter la Pologne en 1942, faisant d'elle la seule survivante de l'Holocauste de sa famille, aux petits sacrifices auxquels la population américaine consentit ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé