Norman Mailer, Le Chant du bourreau

Norman Mailer, Le Chant du bourreau

En 1976, Gary Gilmore, 34 ans, qui a passé les deux tiers de sa vie en prison et vient d'être libéré, est arrêté pour deux meurtres dérisoires et presque gratuits. Condamné à mort dans un pays qui vient de rétablir la peine capitale mais ne l'a pas encore appliquée, Gilmore exige que la logique du système soit menée à son terme (« Toute ma vie j'ai accepté les sentences »). Avec succès : son histoire s'achève le 17 janvier 1977 devant un peloton d'exécution. Il aura fallu trois années d'enquête à Norman Mailer avant de livrer ce récit nu où l'auteur s'efface derrière le scénario hallucinant fourni par la réalité. Car il n'est pas uniquement question du vouloir-mourir de l'accusé, mais aussi de sa passion pour Nicole, avec qui et sans qui il ne peut vivre. « J'ai tué ces deux hommes parce que je ne voulais pas tuer Nicole », résume-t-il. Un livre poignant, abominable, qui remue son lecteur comme peu de romans savent y parvenir. Norman Mailer a déclaré que, si l'intrigue avait été le ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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