Non un philosophe mais un propagandiste subliminal

Non un philosophe mais un propagandiste subliminal

Heidegger, d'emblée, annonce qu'il se donne pour tâche d'en finir avec la philosophie. Ce n'est que le premier stade d'une logique d'extermination qu'il prône à mots voilés, au service de « l'essence allemande ».

Après la défaite nazie de 1945, Martin Heidegger affirme, dans la Lettre sur l'humanisme, que la pensée qui vient « n'est plus philosophie ». Dans un autre écrit de la même période, L'Expérience de la pensée, il présente « le philosopher » comme « le mauvais danger, le danger confus » qui viendrait menacer la pensée. Ses lecteurs ont longtemps cru que le rejet heideggérien de la philosophie était tardif. Or ce n'est pas le cas. Nous lisons aujourd'hui, dans les Cahiers noirs de l'année 1934 récemment publiés en allemand, cette déclaration fracassante : « La fin de la "philosophie". - Nous devons la mener à sa fin et préparer ainsi le tout autre - Métapolitique. »

La volonté heideggérienne d'en finir avec la pensée philosophique pour laisser place à ce qu'il nomme dans ses Cahiers noirs « la métapolitique du peuple historique » s'exprime donc au coeur de son engagement public dans la politique universitaire national-socialiste. À l ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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