Non point la vacuité mais la vacance de l'être

Non point la vacuité mais la vacance de l'être

Loin de nous priver de nos richesses ou de faire le vide en nous, l'oisiveté peut être, au contraire, une façon de nous rendre disponible, de mieux nous préparer à accueillir tout ce que le monde a l'obligeance de nous proposer.

J'ai le sentiment d'arriver trop tard dans votre vie. Vous avez pris de si mauvaises habitudes que vous ne saurez vous en défaire. À l'orée du week-end, vous vous montrez fébrile. Vous vous agitez, vous appuyez dans l'impatience sur le bouton de l'ascenseur qui sans doute est en panne. Vous craignez de perdre une précieuse minute alors que vous avez deux journées pleines. Vous pensez au gazon qu'il vous faudra tondre et à une porte qui grince alors que son grincement appartient à la manière d'être de la demeure. Vous déballez vos bagages en oubliant de saluer celle qui vous a attendu durant le reste de la semaine, parfois durant quelques mois, craignant d'être cambriolée et mise à sac. Une telle désinvolture que je blâme vous est coutumière. Quand vous rendez visite à l'océan, au Jura, aux Alpes, à une vieille demoiselle de province, vous oubliez de la saluer en signe de respect et de détresse. Une fois la demeure rangée, les bagages mis dans le véhicule, vous ne vous retournez pas ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé