De l'art africain à Picasso : l'inventaire d'Apollinaire

De l'art africain à Picasso : l'inventaire d'Apollinaire

Si l'on met parfois en doute ses talents de critique, Apollinaire avait sans nul doute un oeil libre et curieux, célébré à l'Orangerie.

Immense poète, mais critique médiocre : telle a été pendant longtemps la réputation d'Apollinaire. Du moins en France. Car en Allemagne, en Italie, en Russie, aux États-Unis, ses Méditations esthétiques étaient davantage lues, même si c'était à la manière d'un bréviaire du cubisme, ce qu'elles ne sont pas. « Des passages lyriques admirables », c'est ce que trouvait dans ce livre un des hommes censés s'y connaître le mieux, D. H. Kahnweiler, ajoutant toutefois dans une lettre à Raymond Queneau, en 1960 : « Mais ce ne sont que de vagues bavardages. » Et Braque, à qui pourtant Apollinaire avait consacré un des premiers articles en 1908, lors d'une exposition chez Kahnweiler, précisément, se serait laissé aller jusqu'à dire : « Je ne crois pas qu'il comprenait grand-chose à la peinture. Il était incapable de reconnaître un Rubens d'un Rembrandt. » Le marchand hi ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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