Nietzsche ou la Grande santé

Nietzsche ou la Grande santé

L'oeuvre de Nietzsche s'est constituée comme un reflet intellectuel de son existence. Un passage de Par-delà bien et mal l'exprime clairement : « Peu à peu, y avouait Nietzsche, j'ai appris à discerner que toute grande philosophie a été la grande confession de son auteur. » Et cette remarque, qui s'applique peut-être plus à lui qu'à quiconque, ne va pas aussi sans paradoxes : car, tout en prônant dans ses écrits l'art de « la grande santé », Nietzsche n'en a pas moins été, durant sa vie, constamment sujet à la maladie, jusqu'à l'écroulement de 1889 dans la folie.

Le volume qui paraît ici, sous la direction de Didier Raymond, rassemble les contributions de divers auteurs, pour la plupart des médecins qui se sont penchés sur le « cas » Nietzsche, afin d'établir, pres-que cent ans après sa mort, une sorte de diagnostic . Comme le souligne le psychiatre Henri Grivois, nous disposons de nombreux documents pour essayer de comprendre : les écr ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon