Nicole Caligaris*

Nicole Caligaris*

"la littérature pour construire l'oubli"

«L a guerre de 14 n'est présente dans mon livre que par connotations. La seule date, 11 novembre1995, figure en clin d'oeil à la guerre de Bosnie pendant laquelle j'ai écrit ce livre. Je n'ai aucune légitimité pour écrire sur la guerre, mais je voulais l'interroger de l'intérieur, parce qu'elle fait partie de notre histoire, et que la violence fait partie de moi. J'avais envie d'écrire sur le déchaînement de violence dans un groupe masculin. C'est autant un sujet de femme que d'homme : mes amis, comme moi, n'ont jamais fait de guerre. Je crois que les femmes ont joué un rôle dans la mentalité de ces hommes partant au combat et, ensuite, dans la transmission de l'héritage. Mon grand-père, que je n'ai pas connu, est mort des suites de l'hypérite. Ma grand-mère ne me racontait la guerre que par anecdotes. Ce décalage culturel, entre la réalité et ce qu'elle en avait perçu, m'intéressait parce qu'il montrait l'isolement des hommes au front, coupés de la société, ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon