Neuromancien

Neuromancien

Orphelin précoce, sombrement introverti, très tôt épris de contre-culture (de l'utopie Beat au radicalisme punk), William Gibson, tournant le dos à la hard science, s'intéresse avant tout à ce cauchemar perpétuel qu'est le présent, à la « manipulation du réel par sa propre représentation ». En 1984 (il a 36 ans) paraît Neuromancien (1) - une révolution. Raflant tous les prix, la fable de Henry Dorsett Case, accro à la Matrice manipulé par un mystérieux employeur, va devenir l'un des romans les plus influents de l'histoire de la SF (le film Matrix n'aurait pas existé sans lui). Le cyberspace - cette « hallucination de masse consensuelle » -, les hackers, le sexe virtuel, les implants cérébraux... Ce qu'il n'a pas inventé, Gibson l'a prophétisé. Ses aînés étaient partis dans l'espace ? Lui ramène la fiction sur Terre, la pare d'atours postmodernes esthétisants, décrit un univers paranoïaque finalement peu différent du nôtre. Police, arrêtez ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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