Ne soyons pas intégristes sur son intégrisme

Ne soyons pas intégristes sur son intégrisme

Qu'ils soient dévots ou hostiles, les lecteurs de Heidegger les plus tranchés font souvent abstraction du contexte culturel dans lequel il s'inscrit.

« Ah ces Allemands ! Que ne nous ont-ils déjà coûté ! En pure perte, pour rien, telle est toujours l'oeuvre des Allemands. »

(L'Antéchrist, Nietzsche)

Que la publication tardive des Cahiers noirs ait pu aboutir à un nouvel épisode de ce qu'on a la curieuse habitude d'appeler, depuis la publication de Heidegger et le nazisme de Victor Farías en 1986, « l'affaire Heidegger » n'avait rien de particulièrement étonnant. Pas plus que l'avalanche de commentaires indignés provoqués par les remarques, manifestement antisémites, dont cette collection hétéroclite de réflexions est visiblement truffée. Une collection qui couvre une période politiquement controversée et décisive de la vie professionnelle de Heidegger (1931-1948). Une vie qui fut aussi le fondement d'une pensée en constante évolution. Une pensée heideggérienne qui, inutile d'insister, entretient des rapports très complexes avec l'histoire politico-culturelle de la ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard