On ne peut pas tenir la mer entre ses mains

On ne peut pas tenir la mer entre ses mains

D'après Ovide, Diane, déesse surprise dans son bain par le chasseur Actéon, lui intime : « Si tu peux le raconter, j'y consens », avant de le métamorphoser en cerf. Affrontant la sentence olympienne, Laure Limongi creuse les secrets d'une lignée corse, via une héroïne confrontée à son héritage familial et à son propre passé sur l'île de Beauté. Huma, « colonne vertébrale de cette famille de drames », porte deux mondes que tout oppose : prolétariat ouvrier métropolitain d'un côté, mafiosi nationalistes de l'autre. Ce second monde flirte avec le grotesque et le tragique. Huma y incarne son « prénom surgi de nulle part ». Souvent objet de caprices mais jamais d'affection, elle fait sa route en solitaire, avec l'imagination comme puissance vitale. Ce n'est qu'adulte qu'elle replonge dans la réalité. Les mots éclairent une décadence familiale où « aucun panache n'est venu poser de vernis romantique sur un sang qui n'a même pas été versé : il se contente de pourrir ».

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.