Naomi klein : la marque du « radical chic »

Naomi klein : la marque du « radical chic »

L'auteur de No Logo est en tournée mondiale pour promouvoir sa nouvelle charge anticapitaliste, cette fois sur le terrain environnemental. Non sans simplisme ni opportunisme.

Venue à Paris à la fin du mois de mars pour la promotion de son dernier livre, Tout peut changer, Naomi Klein a rempli coup sur coup deux amphithéâtres d'université, d'abord à Tolbiac puis à Saint-Denis. Les deux conférences ont été très vite sold out. Depuis No Logo (Babel, 2002), une dénonciation du règne des marques et de la « marchandisation libérale » du monde parue au début de la décennie 2000, traduite en une vingtaine de langues et vendue à plus d'un million d'exemplaires, la journaliste et essayiste canadienne anglophone, née en 1970 à Montréal, est une star internationale de la contestation. Aux États-Unis, on dit même qu'avec La Stratégie du choc (Babel, 2010), en 2007, elle a remplacé Noam Chomsky dans le rôle de « grande conscience de gauche », et elle apparaît régulièrement dans les listes des « Dix intellectuel(les) qui comptent aujourd'hui » que concoctent les magazines. Une des égéries d'Occupy Wall Street en 2011, elle investit m ...

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