Naître ou ne pas naître, voilà la question

Naître ou ne pas naître, voilà la question

Disparu il y a quelques mois, Guido Ceronetti, journaliste, romancier, poète, partageait avec Cioran une noirceur et un pessimisme outranciers.

Qui a écrit : « L'erreur mentale la plus funeste, c'est de s'obstiner à ne pas vouloir penser la vie comme le mal absolu » ? On dirait Cioran, c'est Guido Ceronetti, son ami, qu'il fit connaître en faisant traduire Le Silence du TEXTE et en louant ses textes dans Exercices d'admiration. Une douzaine de livres sont aujourd'hui disponibles en français, mais l'écrivain italien reste peu connu chez nous, au point que sa disparition l'automne dernier est passée inaperçue. Né en 1927, il fut l'auteur d'une oeuvre éclectique : journalisme, romans, chroniques, pièces de théâtre, poésie, mais aussi traductions de L'Ecclésiaste, des Psaumes et du Cantiques des cantiques, ou encore de Nostradamus, Catulle ou Sophocle. Il fut célèbre aussi dans les années 1970 pour son Teatro dei Sensibili, un spectacle de marionnettes créé à domicile chez des spectateurs triés sur le volet comme ses amis Montale, Buñuel et Fellini.

Le club des penseurs tristes

Mais c' ...

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