Musset, du tourment d'être inconstant

Musset, du tourment d'être inconstant

Le poète sera né il y a deux cents ans en décembre. Considéré comme mondain et sentimental, il est l'un des écrivains les plus mal aimés du xixe siècle.

J'aime qu'on ne l'aime guère - ou mal. Baudelaire disait de lui qu'il n'était qu'un poète « mélancolico-farceur », « un croque-mort langoureux ». Rimbaud recommandait de l'exécrer « quatorze fois » parce qu'il était trop « français, c'est-à-dire haïssable au suprême degré ». Verlaine racontait joliment qu'il « n'avait pas l'heur de nous plaire » ce nous de clan !. Flaubert dénonçait sa sensibilité de « coiffeur sentimental ». Lautréamont, à peine plus ambigu, le surnommait le « Gandin-Sans-Chemise-Intellectuelle », et Proust, jamais en reste d'une sentence chagrine, sans doute au terme d'une crise d'asthme particulièrement aiguë, précisait que l'on confondait bien souvent chez lui le souffle et l'éloquence... Bref, dès la seconde moitié de ce siècle dont Musset confiait être malade qu'on se souvienne du deuxième chapitre de La Confession d'un enfant du siècle : « Tout ce qui était n'est plus ; tout ce qui sera n'est pas encore. Ne cherchez pas ailleurs le secret de nos maux », son s ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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