Moteur de recherche

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Le philosophe travaillait à la lisière des sciences et de la psychologie. Non pour papillonner ni faire étalage de son érudition, mais pour inventer une nouvelle manière de penser - et notamment deux enjeux on ne peut plus actuels : la technique et l'individu. Les PUF éditent l'intégralité des travaux de ce penseur discret mais décisif.

« Attention, penseur énorme ! Fournit les clés pour comprendre le monde contemporain. » À la manière de ces fiches que certains libraires accrochent aux couvertures des livres qu'ils veulent promouvoir, tel est le commentaire qu'on pourrait apposer sur les ouvrages de Gilbert Simondon (1924-1989). De son vivant, ce touche-à-tout, aussi au fait du fonctionnement des moteurs à explosion que de la pensée présocratique et de la physique quantique, n'en publia que deux : Du mode d'existence des objets techniques (Aubier, 1958), sa thèse complémentaire en philosophie, et L'Individu et sa genèse physico-biologique (PUF, 1964), la première partie de sa thèse principale.

En dépit de cette discrétion rare, il était connu et respecté des figures les plus importantes de son temps : il avait soutenu sa thèse, dirigée par Jean Hyppolite, devant Merleau-Ponty, Ricoeur, Aron, Canguilhem, lequel supervisera son travail subsidiaire ; et Deleuze l'avait lu de très prè ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard