Mortelle randonnée

Mortelle randonnée

Est-ce le reflet d'une aspiration moderne ? De loin en loin, de nombreux personnages fictionnels larguent les amarres, abandonnent leurs vies pour se laisser dériver. Le narrateur du Grand Loin aspire lui aussi à prendre la tangente. Outre son chat, il choisit pour compagne d'évasion sa fille psychotique et obèse. Apparemment indifférente quant au choix des destinations, celle-ci va infléchir leur trajectoire pour lui donner une direction qui lui sied mieux. Une direction folle qui confère au livre des atours de polar : dans le sillage du couple, les cadavres s'accumulent. Mais, dans les limbes où flotte le narrateur depuis son départ, ces choses-là n'ont pas grande importance. À travers celui-ci, Pascal Garnier nous révèle encore une fois l'impasse de nos existences : parce qu'elles reposent sur un socle de vide, il peut sembler légitime de les fuir. Mais l'abîme attend les évadés.

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

Jean Starobinski
Hommage à ce grand théoricien de la littérature

Sondage IPSOS