Mort de rire

Mort de rire

Comme une lettre d'outre-tombe de Max Linder adressée à sa fille, Max, la biographie de Stéphane Olivié Bisson hésite entre mélancolie et jovialité. C'est que le destin de la première vedette du cinéma français relève des deux registres. Composée de plus de cinq cents films gaguesques, son oeuvre est majoritairement perdue. Grand pitre professionnel, ce « Nosferatu du Sud-Ouest » traîna une humeur inconstante jusqu'à son suicide à 41 ans, emportant avec lui sa jeune épouse dont il était éperdument amoureux. Bien qu'il était l'inspirateur et ami de Chaplin, son nom n'évoque plus grand-chose aujourd'hui, hormis celui d'un cinéma à Paris. Fidèle aux écarts de son personnage, le biographe ponctue ses amertumes d'un essaim de points d'exclamation guillerets et colore les faits d'une langue poétique.

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard