Montaigne, l'amitié à la lettre

Montaigne, l'amitié à la lettre

Il faut savourer le flou qui définit parfois les hommes. Autour d'Étienne de La Boétie flotte un halo de mystère, que son « frère d'alliance », l'ami de toujours, Michel de Montaigne, tente de lever, dans un texte enfin réédité. Alors qu'il quitte, à 37 ans, sa charge de conseiller au parlement de Bordeaux, en 1570, Montaigne écrit une lettre à son père sur les derniers jours de son ami, sept ans après la mort de celui-ci, en août 1563. C'est que sa mort est une leçon - Ars moriendi - et, dans une lettre au style simple, spontané et naturel, sans vaine éloquence ni rhétorique ornementale, Montaigne raconte, se raconte, à travers l'amitié qui le lie à son mentor La Boétie, l'aîné et le sage stoïcien.

La Boétie n'est pas reconnu à sa juste valeur, explique Montaigne, qui met en lumière la qualité de ses traductions et de ses oeuvres poétiques. Montaigne les cite et les commente, insistant sur l'intensité de la langue dans le Disc ...

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