Monologue à quatre voix

Monologue à quatre voix

Si la vie est brève, mourir dure longtemps : quitter le monde d'ici-bas n'est en effet que le début d'un processus qui se poursuit dans les mondes intérieurs de ceux qui nous aimaient. Ainsi Godeleine Degroote : disparue dans un accident en 1966 - un séjour linguistique en Angleterre, une virée en voiture à Londres, une collision fatale -, cette jeune fille de 18 ans n'a « jamais cessé de mourir », en ce sens que sa mort a toujours été présente à l'esprit des membres de sa famille, et qu'elle a redéfini chacune de leurs existences. Dire cette présence paradoxale de la disparue, révéler ses effets sur ceux qui lui survivent, tel semble être le but de ce singulier Monologue. Celui-ci héberge quatre discours brisés aux paragraphes décrochés, entre poésie en prose, réflexion métaphysique et autoportrait intime. Aucune majuscule, comme si la volonté de tout mettre à plat - à hauteur de tombe - s'étendait à la typographie.

C'est d'abord une godeleine - minuscule, donc - qu ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon