Moins de lecteurs MAIS PLUS DE LIVRES VENDUS

Moins de lecteurs MAIS PLUS DE LIVRES VENDUS

« Depuis que j'ai la télévision chez moi, je n'ai plus le temps de lire. » C'était une blague des années 1970 que l'on pourrait réactualiser avec Internet. Au lieu d'ajouter nos voix et nos larmes au concert de lamentations des pleureuses du monde d'avant, rappelons-nous que la culture est un combat. Les Anciens ont tout dit là-dessus. « La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus la veille », ricanait Chamfort. Quant à Sacha Guitry, il prophétisait, longtemps avant la naissance de Wikipédia : « À quoi bon apprendre ce qu'il y a dans les livres, puisque ça y est. »

Longtemps réservée à une secte ou à une élite, la littérature n'a connu son essor en France qu'à partir de l'instauration de l'instruction obligatoire par Jules Ferry, en 1882. Ce temps-là est maintenant derrière nous : alors que nous sommes sortis de ce qu'on pourrait appeler les Cent Dix Glorieuses du livre, la place de ce dernier semble rétrécir. Pourquoi lisons ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard