Modernes madones

Modernes madones

D'Anna Magnani à la Callas, les figures féminines sont tout sauf subalternes dans le cinéma pasolinien.

Fasciné par les visages et les corps qu'il fige et immortalise dans ses premiers plans, Pasolini n'a cessé, dans son cinéma, de questionner l'être humain au plus profond de ses désirs, de ses manifestations physiques, de ses spécificités et de ses transformations. Si le corps des jeunes garçons occupe une place de premier ordre, il serait erroné d'envisager les personnages féminins comme secondaires et subalternes. Bien au contraire, certaines figures féminines occupent l'image avec une telle puissance qu'elles deviennent en quelque sorte l'emblème du film. On songe tout d'abord à Anna Magnani. Lorsque Pasolini la choisit pour interpréter le rôle-titre de Mamma Roma dans son deuxième long métrage, elle est l'icône féminine du cinéma néoréaliste italien. D'une féminité brute et authentique, sans fard, acerbe et transgressive, Anna Magnani admire profondément Pasolini et accepte sans hésiter d'interpréter cette mère romaine qui se bat contre sa condition d'ex-prostituée, contre les ho ...

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