Mo Yan, le génie de la chique

Mo Yan, le génie de la chique

Deux occasions de mesurer l'ampleur du Prix Nobel chinois : un roman encore inédit en français - comme toujours truculent - et les actes d'un colloque éclairant les racines et les stratégies de son oeuvre.

La notoriété de Mo Yan n'a cessé de grandir depuis l'adaptation de son roman Le Clan du sorgho rouge pour le cinéma, et surtout l'attribution du prix Nobel de littérature en 2012. L'ascension extraordinaire de l'enfant du Shandong (une province rurale de l'est de la Chine) - ce fils de paysans qui a connu la misère et la faim - est la récompense d'années de persévérance et d'audace, comme le prouve une fois de plus la publication en français du Clan des chiqueurs de paille. Chantal Chen-Andro, qui accomplit depuis des années un admirable travail de traduction et de diffusion de l'oeuvre, a pointé, au cours d'une intervention au colloque international Paris-Aix, les similitudes et les différences entre Le Clan du sorgho rouge et Le Clan des chiqueurs de paille, comparaison qui fait apparaître une avancée déterminante dans le processus créatif de l'auteur. Le Clan des chiqueurs de paille a été écrit de 1987 à 1989, juste après la publicatio ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Éric Vuillard

Éric Vuillard
« La Guerre des pauvres est une guerre qui n'est pas terminée. »