Mise en boîtes

Mise en boîtes

La capsule de temps traduirait avant tout notre angoisse du présent.

Sortes de Tupperware pour les historiens du futur, les capsules de temps désignent les boîtes ou chambres fortes enfouies sous terre dans lesquelles sont déposés des objets censés incarner une époque ou, plus ambitieux, condenser le passé de l'humanité. Pour exemple, dans celle que Xavier Boissel évoque comme la plus emblématique, la « Crypte de la civilisation » enterrée en 1940, on trouve « 640 000 pages de documents microfilmés (comme L'Iliade, L'Enfer de Dante, la Bible ou le Coran) », des enregistrements aussi variés que des discours politiques et des chants d'oiseaux, « des extraits de films, des photographies, ainsi que 800 objets les plus divers, la plupart utilisés dans la vie quotidienne : une machine à écrire, un phonographe, [...] une poupée de Donald Duck », etc. S'interrogeant sur cette drôle de pulsion testimoniale, Xavier Boissel y voit une riche contradiction : à la fois « symptôme de temps catastrophés, sinon catastrophistes » et « flèche tendue vers le fu ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon