miroir de l'Amérique

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Le monde vu à travers le destin d'un texte. Ce mois-ci, La Servante écarlate de Margaret Atwood reprise aux États-Unis.

dans la nouvelle Amérique de Trump, un roman datant de 1985, La Servante écarlate, suscite un engouement inédit qui mérite notre attention. Jamais, me glissent mes amies d'outre-Atlantique, la dystopie de la Canadienne Margaret Atwood n'a été autant consultée, surlignée, écornée. Elle occupe les tables de chevet. Se glisse au fond des sacs. Se lit comme un manifeste pour défier les manoeuvres du nouveau locataire de la Maison Blanche. Il y a un an, l'ouvrage s'est même faufilé dans la grande marche des femmes. Sur une pancarte, un slogan hurlait : « Rendez Margaret Atwood à la fiction ». Façon éloquente de relayer l'inquiétude générée par les initiatives rétrogrades qui menacent le « second sexe »...

À dire vrai, ce succès auprès des militantes ne m'étonne guère. Pour toute Américaine qui se soucie de la condition des femmes, ce classique de la littérature anglo-saxonne a des accents tristement familiers. En le relisant à l'aune du trumpisme, je suis saisie ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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