Ministre des suffisances

Ministre des suffisances

Bruno Le Maire publie un récit intime qui, en ces temps d'exaspération, ne révèle pas un changement radical des mentalités dans le personnel politique.

défendant sa passion pour le pilote Ayrton Senna, Bruno Le Maire s'entend répondre par son ami Paul qu'il devrait lui consacrer un livre. « Tu ne crois pas que ça ferait bizarre pour un responsable politique ? », rétorque l'actuel ministre des Finances. Le livre sur Senna, il ne l'a pas fait, mais il publie un récit suscité par la mort dudit ami Paul, emporté en trois mois par une tumeur au cerveau. Et ça fait bizarre en effet. Non pas tant parce qu'il évoque la douleur de perdre un proche, et que son sentimentalisme à sang froid est d'une solennité encombrante. Mais parce que le registre général du texte tombe plus que mal, en ces temps d'exaspération générale face au personnel politique.

Durant la primaire de la droite en 2016, Bruno, c'était « le renouveau ». Ayant récolté 2,38 % des voix, Le Maire ralliera finalement Macron, « l'homme sans projet » qu'il fustigeait quelques semaines auparavant mais qui, après tout, représentait peut-être cette bouffée d'air frai ...

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