Mille six cents ventres

Mille six cents ventres

Un curieux roman, et difficile à classer ! Moi je l'aurais habillé de « noir » comme un rien, panaché d'un rire jaune né de l'incohérence des situations. Qu'on en juge. Point de départ, une mutinerie dans une prison. Cause première de la mutinerie ? La malveillance sournoise du cuisinier, lequel révèle bientôt de saumâtres habitudes. A l'en croire, on ne peut rien lui reprocher ; jardinier dans l'âme, adorant les femmes, est-ce sa faute si l'économe de la prison constitue des stocks immangeables, si ses compagnes commettent des erreurs et disparaissent... où trouver de meilleurs engrais pour ses géraniums, voyez-vous ? Et pendant qu'on assiège la prison, que des comités de soutien inopèrent, notre homme mitonne des petits plats pour son engrais futur tout en rêvant de jouer Richard III. Bizarre-bizarre, mais à lire.

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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