Mille nuances de gris

Mille nuances de gris

L'écrivain est fasciné par les faits divers, qu'avant lui l'Islande préférait sous-estimer ou dénier. Ses romans apparaissent comme une cure d'ambiguïté, conjurant tout manichéisme.

Avec deux millions de livres vendus, écrits dans une langue que parlent un peu plus de trois cent mille personnes, le père de l'inspecteur Erlendur est devenu l'écrivain le plus célèbre de son pays. Lui-même fils du romancier Indridi G. Porsteinsson, Indridason se destine plutôt à une carrière de journaliste et entre au quotidien Morgunbladid, rappelant chaque fois qu'on lui en parle que ce titre, le principal de l'île, n'est jamais que l'équivalent d'une grosse locale française. Il y travaille en 1981 et 1982, puis devient scénariste indépendant. Il reprendra le journalisme en 1986 pour se consacrer à la critique cinématographique jusqu'en 2001, et passera un diplôme d'histoire en 1996 à l'université d'Islande.

Pulsions et dérives

Indridason franchit le pas de l'écriture avec un roman policier C'est audacieux : le genre n'existe presque pas en Islande, pour deux raisons, comme il l'explique (1). La première : « La littérature policière étai ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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