Millénium post-mortem

Millénium post-mortem

Dix ans après la mort de son créateur, la saga est relancée sous la plume d'un autre écrivain. Un nouvel exemple du marketing de la résurrection, après James Bond, Sherlock Holmes ou Hercule Poirot, devenus des personnages franchisés.

« Je trouve cela déplaisant de vouloir faire plus d'argent. » Ex-compagne de Stieg Larsson, l'auteur de Millénium, Eva Gabrielsson a été sans ambiguïté face à l'annonce de la publication à la fin de l'été 2015 de Ce qui ne me tue pas, quatrième tome de la saga aux 75 millions d'exemplaires. Larsson, mort en 2004, avait bien laissé un manuscrit. Mais il est toujours dans son ordinateur, propriété de son journal, Expo. Eva Gabrielsson pourrait en prendre connaissance, mais n'aurait pas le droit de le publier : elle et Larsson n'étaient pas mariés, et le frère et le père du défunt sont les seuls ayants droit. Cette mine d'or devait-elle dormir ad vitam æternam, victime de ce conflit entre héritiers de coeur ou de droit ? Eh bien non ! Interdit de chantier, l'éditeur suédois Norstedts est allé creuser sur le terrain d'à côté. Le 17 décembre 2013, il annonçait la mise en route d'un quatrième tome, écrit par David Lagercrantz, auteur dont le principal ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé