Milan Kundera, L'Insoutenable Légèreté de l'être

Milan Kundera, L'Insoutenable Légèreté de l'être

Il y croit : la littérature est la seule force d'opposition à l'histoire. Dans L'Insoutenable Légèreté de l'être, Milan Kundera oppose Nietzsche, et son mythe insensé de l'éternel retour, à Héraclite (« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve »), mais aussi Beethoven, qui considérait la pesanteur comme positive, à Parménide, qui choisissait la légèreté. Kundera est depuis toujours du côté de Parménide. Pour lui aussi « le léger est positif, le lourd est négatif ». Deux couples vont servir de révélateurs : Tomas et Tereza, Franz et Sabina.

L'histoire du premier occupe de loin la première place. Ce sont des Tchèques qui vivent à Prague dans le ressac du Printemps. Tomas est chirurgien, il va devenir laveur de carreaux pour avoir stigmatisé en 1968 dans un article « la vérité du stalinisme ». Après l'invasion il persiste et refuse de signer sa rétractation. Il troque le scalpel pour le lave-vitre. Il vivait avec Tereza depuis sept ans. Photographe, elle a ...

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