Microfictions

Microfictions

On lui a donné du « Zurbarán des déments », du « Bacon des cerveaux déglingués ». Depuis Clémence Picot et jusqu'à Asiles de fous , Régis Jauffret arpente les territoires de l'aliénation et de la haine ordinaires. Il prolonge sa promenade dans Microfictions, cinq cents récits d'une page et demie où il libère les désirs secrets d'une légion de déséquilibrés latents, tortionnaires, instituteurs alcooliques, nantis méprisants, flics sadiques, pédophiles, violeurs ou terroristes. Certains se châtrent et cherchent leur sexe à quatre pattes, des femmes se mutilent pour échapper à leur mari, des enfants humiliés de leur devoir la vie suppriment leurs géniteurs. C'est une procession de fantômes nuisibles et lucides, indifférents à la souffrance qu'ils causent, murés dans la déréliction. Chaque « voix » égrène la litanie de ses crimes, construit sa propre cohérence, se justifie. Qui est coupable si « la vie est un tableau fané, une chambre d'h ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Une jolie fille comme ça », Alfred Hayes (Folio)

Disparition

Andrea Camilleri  © Associazione Amici di Piero Chiara

Andrea Camilleri
L'écrivain italien nous a quittés à l'âge de 93 ans

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine