Microclimat judiciaire

Microclimat judiciaire

Dans son dernier essai, Judith Rochfeld montre comment les procès climatiques font de bons outils de mobilisations.

les scientifiques le répètent : il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de moitié d'ici à 2030. L'heure des « petits pas » est passée. « L'accord de Paris a instillé ce paradoxe, explique la juriste Judith Rochfeld, dans Justice pour le climat. Il porte des objectifs tout en ne les imposant pas ; mais il reconnaît que des acteurs autres que les États puissent légitimement se préoccuper du respect de ces affichages. » Il est alors dans l'intérêt de la société civile de se saisir de ces principes généraux devant un tribunal pour les « reterritorialiser » - à l'échelle d'une ville, ou d'un pays - afin de les voir appliqués. Dans l'arène judiciaire, le procès Urgenda fait figure de nouveau modèle. En 2018, cette fondation néerlandaise a réussi à imposer aux Pays-Bas l'objectif d'une baisse de 25 % d'émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, contre les 20 % prévus initialement. Les arguments cités par Urgenda s'appuyaient sur l'accord de Paris et sur ...

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon