MICHEL QUINT

MICHEL QUINT

Dans le domaine français, mon roman policier préféré serait peut-être Maigret à Vichy de Simenon (1967). C'est une préférence en creux, pour le tour de force littéraire : Maigret hors de son bocal n'enquête pas en tant que commissaire, mais réordonne le monde, le masque en oubliant les ombres pétainistes de la ville. Simenon ne figure pas parmi mes auteurs favoris, mais parmi ceux qui comptent (au même titre que Manchette, González Ledesma, Ellroy, Lehane ou Meyer, qui élucident le monde, mais écrivent plus des romans noirs que policiers). Entre romans policiers et littérature blanche je n'établis pas de différence, sauf pour la qualité. À l'inverse, je fais une distinction entre littérature noire et policière : le roman noir est le roman du tragique dans le quotidien, le citoyen court à sa perte et le sait, dominé par une fatalité, la parole des puissants. En cela le roman noir déstabilise, inquiète, est insurrectionnel. L'injustice demeure, alors que le roman policier off ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon