Michaels, l'égal méconnu de Philip Roth ?

Michaels, l'égal méconnu de Philip Roth ?

Mort en 2003 à l'âge de 70 ans, Leonard Michaels est l'archétype de l'écrivain pour écrivains, unanimement estimé par les intellectuels mais ignoré du grand public, malgré le regain de notoriété que lui a apporté en 1986 l'adaptation de son roman The Men's Club, avec Harvey Keitel et Roy Scheider. À l'instar de William Styron ou de Susan Sontag, qui l'admiraient, certains critiques n'hésitent d'ailleurs pas à le classer parmi les grands écrivains juifs américains de la seconde moitié du xxe siècle, aux côtés de Philip Roth, de Saul Bellow ou de Grace Paley. Modeste par ses dimensions moins de dix livres de fiction en trente ans, l'oeuvre de Leonard Michaels est avant tout connue pour ses nombreuses nouvelles, publiées en recueils ou disséminées dans The New Yorker ou Partisan Review. Conteurs, menteurs réunit ainsi une large sélection de textes parus entre 1969 Faire son chemin, son premier livre et 2003 Des nouvelles de Nachman, ensemble inachevé sur un personnage de mathématicien ...

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