Merci mon diable

Merci mon diable

Figure littéraire et religieuse, hybride et inquiétante, le malin est un personnage indispensable à la cosmogonie de l'Occident chrétien.

« Qui veut connaître l'Europe doit prendre en considération Dieu et le diable, sans les séparer l'un de l'autre. » Dans ce fascinant cas d'histoire intellectuelle, un être situé entre le mythe, le concept et l'image joue un rôle tangible. Traquant dans les textes les métamorphoses de cette présence, l'historien allemand Kurt Flasch parvient à lui donner une spectaculaire consistance. Il ose même poser la question : « Est-il une force efficiente et réelle, comparable à une personne vivante ? »

D'où vient le diable ? À l'origine, il peut s'agir d'une forme linguistique des tribus de l'Orient ancien pour désigner les dieux nuisibles des tribus voisines. Entre les IXe et IIe siècles av. J.-C., la notion s'est développée au sein du judaïsme pour pointer les dissidents du peuple élu. Sur ces fondements, le diable chrétien va devenir de plus en plus complexe : « Des textes bibliques, des conceptions générales du monde, des représentations cosmologiques, des superstitions ancestrale ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard