Maylis de Kerangal, Réparer les vivants

Maylis de Kerangal, Réparer les vivants

Simon Limbres, dès la première ligne, et Claire Méjan, qui refermera le livre : ces deux noms n'auraient jamais dû se rencontrer. Mille précautions sont prises lors d'une transplantation d'organe pour que la famille du donneur et le receveur ne sachent rien l'une de l'autre. Sinon que des savants ont décelé entre eux une compatibilité biologique. Sans Maylis de Kerangal, ces deux noms se seraient ignorés. Maintenant nous savons qu'ils sont liés par un coeur partagé. Mais les choses ne sont pas si simples : la transplantation cardiaque est une course de relais.

Un coeur malade

Maylis de Kerangal aurait pu faire de cette histoire un thriller mélodramatique ou une fable humaniste, voire chrétienne, saupoudrée de considérations pertinentes, éthiques ou philosophiques. Le livre ne déserte pas cette piste de vitesse, son énergie même vous entraîne à l'envers, de la mort à la vie. Mais Réparer les vivants n'est pas un téléfilm, c ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon