Max Jacob le mal-aimé

Max Jacob le mal-aimé

une riche biographie de max jacob retrace le parcours de l'auteur du Cornet à dés et du Sacrifice impérial, de son enfance à Quimper, jusqu'à sa mort à Drancy, le 5 mars 1944, peu après sa déportation.

Écrire sur un homme qui disait « ne rien vouloir faire pour pouvoir faire de tout », qui se sentait « inconnu à lui-même », n'est certainement pas une chose aisée. Surtout, Max Jacob aimait plus que tout enjoliver. Il aimait raconter des histoires, défier les contours d'une réalité qui serait souvent sombre. Dès son plus jeune âge, il fit des représentations avec son théâtre de Guignol, il composa des chansons, et charma beaucoup ainsi. Son énergie était celle des comiques du début du siècle, avec gouaille et chansonnettes ; celle de ces artistes qui ôtent leur chapeau le temps de la claque. Son désir de plaire sera insatiable. Faut-il y voir une conséquence de sa précoce carrière de bouc émissaire ? On a peu de détails sur son enfance, lui-même préférait la résumer en quelques phrases. On sait qu'il fut le souffre-douleur d'un groupe d'élèves animés de sentiments antisémites. Mais on sait aussi qu'il prit très tôt goût à se plaindre, à se complaire dans ce sentiment d'être mal aimé ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard