Maux croisés

Maux croisés

Des microrécits qui traversent le globe pour en pointer finement les travers.

Un monde sans merci que le nôtre : le temps qui nous lacère, les veuleries de nos semblables, nos propres et innombrables lâchetés... Les choses anciennes et bonnes se désagrègent, un avenir sombre se profile, « où l'irrationalité la plus monstrueuse se travestit en rationalité comptable ». Claudio Magris, né en 1939, prend en photo la violence du présent (« tout ce qui peut s'offrir inopinément », résume l'épigraphe) et la capture de ses mots, moins, semble-t-il, pour en conserver une trace tangible que pour l'examiner avec la lucidité qu'elle mérite.

Quarante-huit instantanés, publiés dans Il Corriere della sera (1997-2016), sont rassemblés ici par ordre chronologique. On est à Trieste, ville natale de Magris, sa ville de coeur, on est à New York, en Inde, à Moscou, peu importe : l'espace s'étrécit, et le reste avec. L'Italien, qui n'a pas son pareil pour débusquer le « pli amer » sur la bouche d'une femme, évoque la dinguerie des numéros verts (« une com ...

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