Mauvaise langue

Mauvaise langue

Il est incroyable que la perspective d'affronter personnellement les lecteurs n'ait jamais fait renoncer un éditeur à écrire un livre. Il y a là un mystère que rien n'a entamé depuis que ceux qui devraient en principe se contenter de publier se mêlent aussi d'écrire. Encore qu'il ne faille pas se montrer trop sévère envers la corporation. Au XXe siècle, pour s'en tenir à lui, elle a touché à tous les registres avec un bonheur variable : l'essai littéraire Bernard Grasset, le roman André Balland, le récit François Maspero, et surtout les souvenirs Pierre-Victor Stock, Edmond Buchet, Edmond Charlot, Maurice Girodias, Vladimir Dimitrijevic, Éric Losfeld, Pierre Belfond, Jean-Jacques Pauvert, certains empruntant successivement à chacun de ces genres Robert Laffont. De temps en temps, d'autres éditeurs s'y mettent à leur tour, généralement lorsque sonne l'heure de la retraite et du désoeuvrement. Le cas de Claude Durand, alias François Thuret, un ancien du Seuil des grandes années qui re ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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