MAURICE ET MAHMOUD

MAURICE ET MAHMOUD

Les histoires d'amitié judéo-arabe optent souvent pour la comédie, tant le terrain est miné. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, d'Éric-Emmanuel Schmitt, racontait une amitié entre un garçon juif et un vieil épicier arabe. Dans le roman du Danois Flemming Jensen, Maurice, vieux Juif athée et cynique, squatte le canapé de son jeune assistant comptable. Après « deux demi-dialogues », ce grand naïf de Mahmoud envisage de se marier avec sa voisine, exaspérant le vieil Ashkénaze en pleine procédure de divorce. Dans cette comédie incisive et bienveillante, d'une candeur qui rend les clichés digestes, les deux communautés en prennent pour leur grade. Les kippas sont « peut-être le symbole d'un prépuce disparu », plaisante Mahmoud lors d'un dîner rassemblant Juifs et Arabes qui manque de virer au drame. Quant à I-pray, « l'imam électronique », il arrive toujours comme un cheveu sur la soupe. Enfin, le narrateur dresse une réflexion sur l'humour qui n'est pas sans rappeler Pie ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard