Matière solaire,

Matière solaire,

« La Mort n'a pas de prise sur le corps / lorsqu'on tient le soleil endormi dans ses bras », écrit le poète portugais Eugénio de Andrade qui, dans ces trois recueils publiés en 1980, 1982 et 1984, atteint une sorte de ligne de crête. Une poésie solaire s'exprime ici, qui paraît ponctuer, comme l'observe Patrick Quillier, « le trajet d'une destinée tout apollinienne ». Une langue cristalline, dépouillée, condense le saisissement de la chair et de l'embrasement solaire, le vertige de la présence / absence. « Je suis à toi, de connivence avec le soleil / Dans cet incendie du corps... » Une simplicité confondue avec une plénitude de sens, de l'ordre de l'évidence : « C'était un jour qui donnait sur la mer », ou « De ta poitrine on aperçoit la mer / qui tombe verticale ». À signaler, chez le même éditeur, La Rose détachée et autres poèmes de Pablo Neruda.

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé