Martin Winckler

Martin Winckler

De Vian, je ne cesse de découvrir des délires dont j'ignorais l'existence.

j'ai souvent pensé (et dit) que, jusqu'à tard dans l'âge adulte, je ne lisais que des écrivains anglo-saxons. Que je détestais les Français. Mais, à la réflexion, ce n'est pas vrai. J'en lisais un. Le plus américain de tous : il avait traduit des romans noirs (James Cain, Raymond Chandler) et des romans de science-fiction (Van Vogt et son Monde des non-A) qui m'avaient impressionné.

Il avait signé de faux romans américains (je me souviens des émotions violentes qui m'ont envahi quand j'ai lu J'irai cracher sur vos tombes et Les morts ont tous la même peau ; je me souviens des fous rires qui me secouaient quand je lisais Et on tuera tous les affreux et tout plein de vraies nouvelles (qui c'était, ce mec, qui damait si bien le pion aux Anglo-Saxons sur les courtes distances ?) et des romans d'amour (j'ai pleuré en lisant L'Écume des jours) et des pièces de théâtre dévastatrices (j'ai écarquillé les yeux en lisant L'Équa ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon