Martin perd la main

Martin perd la main

martin amis n'avait pas écrit de romans depuis longtemps. En principe, le talent de l'auteur de Money, money ou London Fields n'était plus à démontrer. Son nouveau livre prouve malheureusement le contraire.

Le succès littéraire est un prêt difficile à décrocher mais dont le remboursement est rarement exigé : quand nous créditons un écrivain d'un véritable don, nous ne révisons pas souvent notre jugement. Si l'auteur ne produit pas une oeuvre à la hauteur présumée de son talent, nous faisons preuve d'une bienveillante indulgence, et acceptons de lui renouveler notre confiance jusqu'à son prochain livre, que nous achèterons probablement.

On ne prête qu'aux riches, mais à chaque règle ses exceptions : Martin Amis vient de perdre une grande partie de son crédit. Son nouveau roman, Chien jaune, est si mauvais qu'il ferait presque oublier ses livres précédents .

Devant un tel ratage, le lecteur s'interroge. Il est même prêt à croire à sa propre erreur. Sans doute le sens profond, la beauté cachée de l'ouvrage lui échappent-ils : Martin Amis n'est-il pas l'un des grands écrivains anglais d'aujourd'hui ? Page 28 : « À l'ouest était venu se poser u ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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