Martin Buber, l'homme-livre

Martin Buber, l'homme-livre

Immense figure de la pensée juive, Buber est quelque peu oublié en France. Une biographie restitue son itinéraire intellectuel, mais aussi politique - il plaidera jusqu'au bout pour un État binational en Israël.

Alors qu'en Allemagne ses titres les plus connus se trouvent, en poche, dans les rayons des librairies des gares, Martin Buber ne semble plus guère lu en France. Et, avec le temps, un biais s'est insinué : bien qu'il ait donné, par ses écrits, l'impulsion à leurs deux oeuvres, son nom s'est vu recouvert, dans le champ de l'histoire du judaïsme, par celui de Gershom Scholem et, en philosophie, par celui d'Emmanuel Levinas. Cette injustice va-t-elle être enfin réparée ? C'est ce que l'on espère après la lecture de la biographie monumentale - un des meilleurs ouvrages parus récemment en français - que vient de lui consacrer Dominique Bourel, l'ancien directeur du Centre de recherche français de Jérusalem.

Fin lettré dont l'érudition ne s'est jamais figée en un savoir abstrait mais resta constamment irriguée par la vie, historien, philosophe, écrivain, éditeur, publiciste et activiste politique, Martin Buber fut une des consciences du XXe siècle, et pas seulement du monde juif, m ...

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