Marguerite Duras, L'Amant

Marguerite Duras, L'Amant

Elle a 15 ans et demi en Indochine, brillante collégienne un peu fugueuse, une robe de soie presque transparente, des chaussures à talons hauts, un feutre bois de rose à larges bords, elle porte à bout de bras « une famille en pierre » et une mère « écorchée vive de la misère ». Il a 27 ans, un costume de banquier, un père chinois milliardaire dans l'immobilier pour pauvres. Il n'est pas beau, il a peur, mais il rayonne de tout ce qu'elle n'est pas. Pendant un an et demi il va tenir le rôle d'amant, la rencontrer tous les jours dans sa garçonnière, être l'initiateur du plaisir. Il lui refuse le mariage par sujétion au père, qui lui promet une Chinoise du Nord. Elle lui refuse l'amour, la complicité des mots condamne au silence. Contre le déshonneur, la jeune fille séduite et devenue immariable négocie l'argent du Chinois de Cholon pour entretenir une famille dévorante. Il rassasie celle-ci au complet dans les plus grands restaurants chinois, sans obtenir en retour la moindre attenti ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon